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Plus d’acteurs mais plus de leaders Ce qui est très propre aux Etats-Unis est le fait qu’ »il y a à manger pour tout le monde » La nette augmentation du nombre d’équipes en NCAA et donc le niveau de la qualité de la compétition parmi l’élite, est évidente en ce début des années 60’s . Elle correspond à la fois à un progression de la pratique du basket et des autres sports collectifs (football, base-ball, hockey…) boostée par l’immigration, et l’augmentation du taux de fréquentation des universités, eux-mêmes favorisés par l’attractivité permanente de l’Amérique en général et du monde universitaire en particulier au pays de l’Oncle Sam. Il y existe aussi un facteur conjoint qui est probablement aussi une prise en compte des jeunes américains de l’intérêt et pas seulement pour la santé, de persévérer afin de parvenir à une carrière sportive, encouragés qu’ils sont par les exemples concrets de réussite savamment exposés par les puissants média , tout cela baignant dans une culture sportive et un contexte économique de libre entreprise et de croissance économique très évidents déjà à cette époque. Plus d’acteurs sur le marché, mais naissance de véritables dynasties durant les années 60’s et 70’s semble être le nouveau contexte de la NCAA des 20 années qui allaient suivre . Les années 60’s on l’a dit on vu dominer Ohio States puis ce fut UCLA(années 60’s, puis 70’s) durant 7ans (entrecoupé de la victoire en 1966 de Texas Western) puis Indiana (fin des 70’s, début des 80’s) puis le chassé-croisé North Carolina et Georgetown au milieu des années 80’s etc…. Cela sera tout bénéfice pour l’Amérique qui va voire son niveau de jeu naturellement s’élever par le simple effet de la compétition effrénée que se livrent les grosses facs entre elles, pou accéder au titre suprême de champion NCAA. Certes les enjeux économiques directs n’atteignent pas encore le monde NCAA, mais c’est un enjeu de réputation pour les universités gérant ces équipes, qui se joue à l’échelle américaine (c a d avec des dépenses éducatives à la hausse). Disposer d’une équipe en 1ere division et de surcroît championne NCAA, c’est s’assurer d’une attractivité sportive nationale et même internationale, une image de marque globale qui attirera des étudiants de valeurs, blancs car majoritairement issus des classes aisées, surtout (et c’est toujours le cas en Amérique), si la fac dispose d’équipements et enseignants de qualité. Cette spirale de la réussite caractérise aussi et peut être surtout l’Amérique de la NCAA en ce début des années 60’s. Désormais, l’Amérique va établir puis irrémédiablement accroître via son milieu universitaire, sa supériorité dans le milieu (sportif) universitaire qui lui permettra de constituer une réserve de talents (joueur, coachs) comparable aux réserves d’or de Fort Knox et une marge de progression, assimilables globalement à un avantage concurrentiel décisif sur les autres nations du monde (du basket) universitaire. Dean Smith et North Carolina l’ont bien compris : Désormais il faudra du noir pour attirer les champions de couleurs et le public ainsi que du blanc pour attirer les cerveaux, tout cela pour constituer la meilleure recette (aux 2 sens du terme) de réussite à Chapel Hill. Smith noircira progressivement son équipe, certainement avec plus de facilité que Adolph Rupp qui lui, était freiné par la barrière institutionnelle(la frontière Jim Crow) et personnelle (Rupp n’aimait pas le chocolat8) et parviendra très bientôt à caresser le trophée de champion.. Toujours dans les derniers tours : North Carolina fera donc toujours partie du dernier train pour le Paradis et installant par là-même une respectabilité des Tar Heels qui perdure encore aujourd’hui. Son année sera une année paire :1982, alors que toutes les finales qu’il perdra correspondront à des années impaires (1977, 1981) quoiqu’il échouera aussi en 1968 devant le déjà évoqué Alcindor.. Mais cela ce sera le dessert du mois prochain mars 2006. Salut . Copyright Legendedubasket Février 2006
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